De façon directe ou indirecte, la souffrance au travail a des impacts réels sur la productivité des employés au sein d’une entreprise. Nombreuses sont les situations qui justifient cette réalité. Mauvais aménagements de bureaux, manque d’effectifs, niveau d’objectivité en croissance perpétuelle, plusieurs sont les raisons pouvant être à l’origine des risques psychosociaux et des risques professionnels au travail. Si certains salariés peuvent tout de même s’adapter à de mauvaises conditions de vie au travail, pour d’autres, c’est tout autre chose. En effet, chez certains employés, les conséquences des mauvaises conditions du travail sont source de problèmes ingérables. Comment alors prévenir les risques au travail ?

Faire une évaluation des risques psychosociaux et professionnels

Avant d’envisager toute démarche de prévention des risques au travail, il conviendrait en premier lieu d’identifier tous les risques psychosociaux et risques professionnels pouvant causer des troubles au travail. Pour ce faire, on se basera sur des indicateurs spécifiques associés au fonctionnement de l’entreprise et à la sécurité et santé au travail des employés. Les risques ont-ils comme origine l’absentéisme, des horaires atypiques, un turn-over, des postes non pourvus, des défauts de production, une mauvaise communication interne, une rémunération non attractive ou une mauvaise organisation du travail ? Si oui, les mesures de prévention des risques professionnels à engager devront surtout s’axer sur le fonctionnement de l’entreprise.

Il se pourrait également que les risques pouvant être encourus soient associés directement à la sécurité au travail des employés. On peut citer les accidents de travail, les maladies professionnelles, les situations graves (violence physique ou morale, harcèlement…), les situations dégradées, le stress chronique ainsi que les pathologies diagnostiquées. Si tel est le cas, les mesures de prévention des risques au travail à prendre en considération devront surtout renforcer la sécurité au travail et la santé au travail.

Mettre en place trois niveaux de prévention de risques

Les spécialistes en hygiène, santé et sécurité au travail définissent trois niveaux de risques exigeant la mise en place de trois différents niveaux de prévention : la prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire. La prévention primaire correspond aux actions à entreprendre pour identifier et éliminer tout facteur de risque à l’origine. Sa mise en place est essentielle pour éviter les problèmes avant même qu’ils se manifestent. Toutefois, en pratique, il est assez difficile de la mettre en œuvre, d’où la nécessité de suivre une formation professionnelle à la prévention des risques au travail.

La prévention secondaire a pour but de réduire au maximum les conséquences des risques psychosociaux et risques professionnels sur les employés déjà atteints des symptômes. Ces symptômes peuvent être d’ordre physique comme la migraine, la fatigue prolongée, l’indigestion, les malaises, d’ordre psychologique (insomnie, énervement, insatisfaction, tension…) ou encore d’ordre comportemental. Comme problème comportemental, on peut par exemple citer l’addiction à l’alcool, les troubles alimentaires, l’agressivité ou encore la tendance à l’isolement. La prévention secondaire doit être entreprise à ce point comme mesure corrective en vue d’améliorer les conditions de vie au travail.

Dans le cas où la prévention secondaire ne présente plus d’effet sur un groupe de personne au sein de l’entreprise, on devra passer par la prévention tertiaire. Cette dernière consiste à intervenir directement ou à mettre en place des mesures strictes pour éviter que l’état des employés touchés par les risques ne s’aggrave pas. Ce type de format d’intervention est établi comme mesure de prévention d’urgence.

Améliorer les relations sociales et professionnelles

Sans s’en rendre compte, les relations sociales et professionnelles contribuent à l’amélioration des conditions de vie de travail des employés d’une entreprise. Chaque employé devra sentir que les efforts générés par ses soins sont essentiels dans l’accomplissement des tâches et des missions au quotidien. L’employé ne pourra connaitre la valeur de ses efforts qu’à l’issue d’un dialogue social.

Pour prévenir les risques psychosociaux liés à la santé au travail, il est donc essentiel d’échanger des relations sociales et professionnelles entre collègues et envers les dirigeants de l’entreprise. Une bonne communication interne est toujours source de développement durable et de productivité à court, moyen et long terme. Pour valoriser ses salariés, on pourra par exemple leur expliquer les objectifs de l’entreprise, informer sur la démarche de prévention des risques prise pour améliorer les conditions de travail, féliciter des missions déjà accomplies. Au cours de la réalisation d’un projet fastidieux, il est toujours agréable de recevoir des encouragements de la part de son supérieur hiérarchique pour se surpasser dans son métier.

Suivre et faire suivre une formation à la prévention à ses employés

Comment détecter au préalable les risques pouvant nuire à la productivité et au développement de l’entreprise ? Comment identifier les risques psychosociaux et professionnels pouvant être à l’origine des mauvaises conditions de vie au travail ? Les réponses à ces questions posées dans le cadre de la prévention des risques professionnels ne sont jamais aussi évidentes qu’elles ne laissent paraître.

Pour mieux tenir compte des risques associés directement ou indirectement à la santé et sécurité au travail, il est primordial de suivre et faire suivre une formation à la prévention des risques à ses employés. Cette formation devra être suivie par toutes les personnes travaillant au sein de l’entreprise : les dirigeants, les responsables des différents secteurs (administratif, vente, marketing, fabrication…), les sous-responsables, les employés et même les stagiaires. Dans cette optique, la formation à la prévention des risques professionnels peut intéresser tout cadre humain à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. En effet, on pourra également envisager une campagne de sensibilisation pour prévenir les risques au travail à ses clients, fournisseurs et partenaires.